Etude hydromorphologique des cours d'eau (2016)

hydromorphologie Severaisse

Photo aérienne de la Séveraisse

Lors de la définition du Plan de Gestion et d’Entretien du Drac et de ses affluents (ETRM/CCEAU, 2010), une campagne de levés topographiques LIDAR ont été réalisés sur l’ensemble du lit du Drac et de ses principaux affluents (Ancelle, Séveraissette et Séveraisse). Consécutivement à ces levés, un outil de gestion a été défini : les profils d’objectifs. Il s’agit de la cote altimétrique optimale pour le bon fonctionnement du cours d’eau. Cette cote a été identifiée sur l’ensemble du lit du Drac et de ses principaux affluents.

Depuis, ces mesures réalisées en 2009, des levés topographiques ont été réalisés mais seulement sur le Drac. Il apparait aujourd’hui essentiel, afin d’assurer un suivi correct de l’évolution de son lit, de mener une campagne LIDAR sur les principaux affluents du Drac afin d'analyser les évolutions de leur lit.

Ainsi, des levés LIDAR vont être réalisés dans les jours à venir via hélicoptère sur les cours d'eau suivants : l'Ancelle, la Séveraissette et la Séveraisse.

Consécutivement à la réalisation de ces levés topographiques, une analyse comparative des données de 2009 et celles qui seront acquises en 2016 sera réalisée. Les nouvelles mesures seront mises en parallèle avec les profils d’objectif définis dans le Plan de Gestion et d’Entretien permettant ainsi de mettre en évidence les éventuels exhaussements ou enfoncements du lit.

Enfin, dans le cadre de cette opération, l'entreprise mandatée va créer un outil de suivi et de surveillance de l'évolution des cours d'eau dans lequel seront archivés l'ensemble des levés topographiques disponibles et réalisés sur le bassin versant du Drac Amont ces dernières années. L'harmonisation des formats de données et leur regroupement au sein d'un même outils permettra une optimisation de leur utilisation et une grande lisibilité des données.

Cette opération sera réalisée entre Septembre et Décembre 2016 et le marché a été attribué au groupement d'entreprises GINGER BURGEAP / SINTEGRA.

La compétence GEMAPI (2017)

Le bon état des eaux et la prévention des inondations sont des enjeux majeurs sur le bassin Rhône-Méditerranée. L’atteinte des objectifs fixés par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) et par la Directive Inondation (DI) pour répondre à ces enjeux majeurs nécessite une organisation  des maîtrises d’ouvrage visant l’opérationnalité à une échelle hydrographique adaptée (le bassin versant).  

A cet effet, le législateur a créé, au travers de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (dite loi MAPTAM), une compétence ciblée et obligatoire relative à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations (GEMAPI).

Les dispositions relatives à cette compétence entreront en vigueur au 1er janvier 2016.

Les missions relatives à la GEMAPI sont celles définies aux points 1, 2, 5, 8 du I de l’art. L. 211-7 du Code de l’environnement. Il s’agit de l’aménagement de bassins hydrographiques ; de l’entretien de cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau ; de la défense contre les inondations et contre la mer ; de la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.

Cette compétence a été confiée aux communes, avec transfert aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre (Communautés de communes). Les communautés de communes pourront déléguer cette compétence à un syndicat mixte qui sera labellisé par arrêté préfectoral Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion des Eaux (EPAGE). 

Les pouvoirs de police générale du maire, de police de la salubrité des cours d’eau et de police de la conservation des cours d’eau ne sont quant à eux pas transférés.

C'est dans ce contexte que la CLEDA a recruté, au printemps 2015, un stagiaire de master 1 (Bac +4) durant 4 mois. L'objectif de son travail a été, à l’échelle du bassin du Drac amont, de compiler et de synthétiser les données existantes en matière de protection contre les inondations. L'ensemble des ouvrages de protection ont ainsi été répertoriés, puis ils ont été catégorisés en fonction des enjeux dont ils assurent la protection. Un premier chiffrage des travaux d'entretien et de restauration de ces ouvrages a été fait en fonction de leur état et de leur importance. Un SIG, une base de donnée photographique et un répertoire de ces ouvrages ont ainsi été réalisés.

Ce travail apporte ainsi de nouveaux éléments essentiels afin de cerner au mieux ce qu’impliquera la mise en application de cette compétence GEMAPI.

Réseau de suivi hydrométrique (2016)

Station hydrométrique du pont de Corbiere

Station hydrométrique du pont de Corbière

Depuis 2007,  la CLEDA dispose d’un réseau de mesure hydrométrique dans le but d’assurer un suivi précis et journalier de l’hydrologie du Drac et des nappes souterraines situées aux Ricous et au niveau de la Plaine de Chabottes. L’ensemble de ces mesures et le traitement de ces données permet au fil des années de consolider et d’enrichir la connaissance hydrologique du Haut Drac. Primordiale pour un certain nombre d’applications en matière de gestion de l’eau (études notamment), ce réseau de stations fait l'objet d'une opération de modernisation et d'extension (2015/2016). 

Le réseau de mesure CLEDA est constitué des éléments suivants :

- 4 stations  « radars limnimétriques »

Ces stations permettent de mesurer toutes les heures les hauteurs d’eau du Drac. Elles sont situées aux Tourengs (Drac Noir), au Pont de Corbière (Drac Blanc), au Pont des Ricous (Drac) et au Pont de Chabottes (Drac). Couplées à la réalisation de fréquents jaugeages, les hauteurs d’eau sont ensuite transcrites en débit. 

- 7 stations « piézométriques » 

Les piézomètres permettent d’enregistrer 6 fois par jour les niveaux de la nappe alluviale du Drac. Ils sont situés au-dessus de la Nappe alluviale des Ricous et celle de Chabottes. Le premier piézomètre est situé non loin du Pont de Corbière et celui le plus à l’aval est à la sortie de Chabottes au lieu-dit « les Auberts ». La mise en parallèle des données collectées par les radars limnimétriques et des données issues des piézomètres permet de comprendre le fonctionnement et les relations existantes entre le Drac et sa nappe alluviale. 

- 6 stations « comptage » 

Ces compteurs sont mis en service en période d’irrigation. Ils enregistrent toutes les 15 minutes les prélèvements d’eau réalisés pour satisfaire les besoins de l’irrigation. Ces comptages permettent de connaître les prélèvements réalisés par les ASA du Champsaur sur la nappe du Drac (pompage en nappe des Ricous) et sur le canal de Gap. Ils sont situés aux Ricous (2 compteurs), à St-Léger-les-Mélèzes, Chabottes (2 compteurs) et à St-Laurent-du-Cros.

 Opération de modernisation et d'extension du réseau menée en 2015 et 2016

En 2015, la CLEDA a confié à l'entreprise DSA SARL la réalisation d'une opération de modernisation et de développement de ce réseau. L'opération est consiste en la réalisation des 4 missions suivantes :

1. Moderniser les 4 radars limnimétriques existants :

Les anciens coffrets ont été remplacés par des coffrets autonomes en énergie. Les acquisiteurs de données sont plus performants télétransmettent à la demande.

Ce développement technologique permet d'optimiser toute la chaine de collecte et de traitement de la donnée.

2. Implanter 2 nouveaux radars limnimétriques :

Une nouvelle station a été implantée en juillet 2015 sur le torrent de Buissard et une seconde sera très prochainement installée au niveau du Pont de Frappe sur le torrent d'Ancelle.

Ces deux cours d’eau ont été identifiés comme étant en déséquilibre quantitatif dans l’Étude de Détermination des Volumes Prélevables (SAFEGE - 2011) et étaient jusqu'alors dépourvus d’équipements de mesure.

3. Remplacer les 6 stations comptage :

Il s'agit de mettre en place de nouveaux boitiers d'acquisition plus performants afin d'optimiser les données et faciliter leur récupération.

4. Mettre à niveau le système de supervision et d'exploitation des données :

Ce système est utilisé quotidiennement pas la CLEDA. La mise en place d'une plate-forme de travail plus moderne et intuitive apporte plus d'outils aux chargés de mission afin de travailler sur l'ensemble des données acquises.

 

Cette opération à débuté durant l’été 2015 et s'achèvera en fin d'année 2016.

Entretien de la végétation (2017)

Il faut savoir que d’une manière générale, le bassin du Drac ne nécessite pas d’entretien de la végétation du fait de ses caractéristiques morphologiques (lit en tresses, remaniement constant et naturel du lit, …). Cependant, un entretien préventif reste nécessaire uniquement sur les secteurs à enjeux, pour éviter tout risque d’embâcles et de débordements. Ces secteurs sont essentiellement localisés en amont des ponts, ainsi que sur des affluents non entretenus et régulièrement impactés par la création d’embâcles. 

Un embâcle, est l’accumulation d’éléments solides emportés par les eaux lors d’une crue puis bloqués dans le lit d’un cours d’eau au niveau d’un resserrement du lit ou d’un pont par exemple. Cette accumulation bloque alors le passage de l’eau et peut créer des dégâts conséquents sur les infrastructures situées à proximités ou provoquer des débordements.

Un entretien régulier et préventif par abattages sélectifs au sein du boisement de berge doit par conséquent être mené.

Les travaux d'entretien consistent en :

     - l’abattage sélectif des arbres situés en berge et présentant un risque d’arrachage en cas de crue (arbres morts ou malades, penchés, instables, ...). Aucun arbre en bonne santé et stable ne sera abattu ;

     - le démembrement des embâcles situés dans le lit du cours d'eau. Ces bois seront billonnés en tronçons d'1 m et laissés sur place ;

     - l’arasement d'iscles situés dans le lit du Drac et présentant un risque d’embâcle.

 

Depuis 2015, la CLEDA réalise ces travaux sur différents points clefs du bassin versant. Ainsi, depuis 2015, 15 km de cours d'eau ont été entretenus :

A l'automne 2015, une première campagne d'entretien a été menée sur 3 sites : Pont du Fossé, entre le Pont Blanc et le Plan d'eau du Champsaur et au Motty.  En 2016, une deuxième phase de travaux a été réalisée sur 13 sites : Drac Noir, Drac, torrent du Brudour, Ancelle, torrent de Durmillouse, Séveraissette, torrent de Prentic, torrent du Séchier, Séveraisse et Ribière.

Durant l'automne 2017, la troisième et dernière phase de cette opération va être réalisée sur 10 sites (Torrent du Galleron à Orcières, Drac aux Ricous, Torrent du Brudour, Adoux de St-Julien, Bras secondaire du Drac à St-Bonnet, Torrent du Merdarel aux Infournas, Torrent de Prentiq, la Ribière et le torrent de Cuines à Agnières en Dévoluy).

 

Détermination des volumes d'eau prélevables (2013)

Sous bassin versant du Drac amont

Le bassin versant du Drac amont a été désigné comme étant en déséquilibre quantitatif dans le SDAGE 2010-2015 (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’eau). Cette situation résulte d’une inadéquation entre la disponibilité de la ressource en eau et les besoins des différents usages sur le bassin versant. Ainsi tous les usages de l’eau ne sont pas correctement desservis. Le retour à l’équilibre, nécessaire au bon état des milieux aquatiques, passe par l’amélioration de la gestion quantitative de l’eau sur le bassin versant du Drac amont.
C’est dans ce contexte qu’une étude a été confiée en août 2010 par la CLEDA (Maitre d’ouvrage) au Bureau d’étude SAFEGE. Le suivi de cette étude a été assuré par plusieurs comités regroupant la CLEDA, les services de l’Etat, les représentants des collectivités et ceux des usagers du bassin versant.

L’objectif de cette étude était de déterminer les volumes prélevables afin de satisfaire les besoins du milieu naturel ainsi que les différents usages au moins 8 années sur 10 et retrouver ainsi un équilibre entre la demande et la ressource disponible afin d’éviter le recours à la gestion de crise.
L’étude s’est décomposée en 7 phases :

  1. Recueil des données et caractérisation du bassin versant ;
  2. Bilan des prélèvements existants et analyse de l’évolution ;
  3. Impact des prélèvements et quantification des ressources existantes ;
  4. Identification des ressources stratégiques pour l’eau potable ;
  5. Détermination des débits biologiques ;
  6. Détermination des volumes prélevables et des débits objectifs d’étiage ;
  7. Gestion des étiages et propositions de répartition des volumes ;

L’étude des volumes prélevables a permis d’identifier les prélèvements sur le bassin versant du Drac amont et de les comparer aux données hydrologiques, afin de déterminer la corrélation entre la ressource disponible et les besoins.
Ainsi, si le SDAGE 2010-2015 désigne globalement le sous bassin versant du Drac Amont comme en déséquilibre quantitatif sur lequel des actions de résorption du déséquilibre quantitatif sont nécessaires pour l'atteinte du bon état, il s'avère que le bassin versant pourrait en fait être découpé schématiquement en deux zones hydrographiques :

  • un secteur amont, depuis les sources des deux Drac jusqu'aux confluences avec les torrents de Buissard et d'Ancelle inclus : il s’agit d’une zone fortement contrainte par les prélèvements et en déséquilibre quantitatif incontestable.
  • un secteur à l'aval de ces confluences jusqu'au Sautet : il s’agit d’une zone sans déséquilibre confirmé majeur entre la ressource, les besoins des milieux aquatiques et les prélèvements et qui peut donc être considérée comme équilibrée, à l'exception de la partie amont de la Séveraissette.

Cette étude a été financée par l’Union Européenne et l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée.
Suite de la détermination des volumes prélevables, et dans le but d’atteindre un équilibre quantitatif de la ressource en eau, la CLEDA va mettre en place un schéma d’économie et de gestion de la ressource en eau.
 

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