Travaux de restauration du Drac : bilan 2 ans après.

Les travaux de restauration du lit du Drac se sont achevés au printemps 2014. Aujourd’hui, 2 ans après les premiers résultats apparaissent.

L’analyse comparative des photos aériennes de 2013 et 2015 permet de se rendre compte de ce qui a effectivement été réalisé durant cette opération de recharge sédimentaire et d’élargissement du lit. Ainsi, il est assez simple de repérer les zones d’élargissements du lit et les surfaces qui ont été déboisées. Le Drac dispose désormais d’un espace de bon fonctionnement conséquent.

On remarque dès à présent le long du plan d’eau du Champsaur, que le faciès en tresses escomptés avant les travaux apparait progressivement. La formation rapide de ces bancs de sédiments s’explique par le fait que sur ce secteur, le lit du Drac est le plus étroit ce qui va favoriser les dépôts. La mise en place de ces tresses prendra davantage de temps sur les zones plus larges et sera fonction des évènements hydrologiques du Drac.

Travaux restauration 2 ans après

 Photos aériennes du lit du Drac en 2013 et 2015

D’un point de vue environnemental, on a pu observer dès l’achèvement des travaux que des zones humides se sont reformées sur les berges du Drac. Leur formation est liée à la rehausse sédimentaire du lit du Drac et de ce fait de celle sa nappe d’accompagnement à laquelle l’ensemble des berges et de la végétation est de nouveau connecté.

Les ornithologues ont assez rapidement pu observer le retour d’espèces emblématiques du Drac qui avait disparu du secteur. C’est le cas notamment du Martin Pêcheur.

L’ONEMA a quant-à-elle procédée à l’analyse du nombre de frayère. Un comptage a été réalisé avant les travaux, et moins de 5 frayères avait alors été identifiées sur les 4 km du projet de restauration. Durant l’hiver 2015/2016, un nouveau comptage a été réalisé et près d’une trentaine de frayères ont ainsi été recensées sur ce même secteur.

Travaux de restauration du lit du Drac

Entre le Plan d’eau du Champsaur et le pont des Barraques, sur une portion d’environ 3.5 km, le Drac s’est enfoncé de 4 mètres depuis les années 60. 

Ce phénomène s’est renforcé avec le resserrement du lit dû aux différentes installations humaines de ces dernières décennies et aux crues de 2006 et 2008. 

Recharge sédimentaire

Cela a conduit à un déficit de matériaux solides (galets) et à la mise à nu de la couche d’argiles tendres. Résultat, le Drac creuse son lit dans la couche d’argile et s’enfonce un peu plus chaque année. 

Et les conséquences sont lourdes. En s’enfonçant, le Drac déstabilise les berges, les versants et fait disparaître la ripisylve et la vie piscicole. 

A terme, et sans l’opération de recharge sédimentaire et d’élargissement du lit du Drac, le Plan d’eau du Champsaur, des habitations et des routes seront menacés, l’incision s’accentuera et se propagera à l’amont et à l’aval. 

La largeur du lit sera donc portée à un minimum de 80 m au lieu d’une trentaine de mètres actuellement. Au total, ce sont 450 000 m3 de matériaux graveleux qui seront déposés pour rehausser le lit du Drac et contrecarrer l’incision dans les argiles. 

Cela fait de cette opération de recharge sédimentaire la plus importante jamais réalisée en France, en termes de volume. 

Le coût des travaux est estimé à 4,5 millions d’euros financé par la Communauté de Communes du Champsaur, l’Agence de l’Eau, la Région, le Département et l’Union Européenne.

L’avant-Projet est issu d’un partenariat entre l’Institut Polytechnique de Turin et le Conseil Général des Hautes-Alpes (Programme Européen transfrontalier Pellidrac).

La réalisation des travaux a été confiée par la CLEDA à un groupement d'entreprises dont le mandataire est CHARLES QUEYRAS TP.

Les travaux ont débutés en novembre 2013 et se sont achevés en mai 2014.

Outre les travaux de terrassement et de mouvements de terre, des corridors biologiques ont été créés ou restaurer. Via les techniques du génie végétal, certaines berges vont être renforcées. Le linéaire concerné par ces techniques est de 4 km. Cette réalisation a été confiée aux entreprises FESTA SAS et ARBRES ET TECHNIQUES et la mission devrait s'achever à l'automne 2014 avec le bouturage.

Cliquez sur les images ci-dessous pour voir le diaporama.

Réfection de 2 seuils

Création de passes à poissons et de passes à canoës

Seuil des Barraques

Les seuils de la Déchèterie et du pont des Barraques ont été construits dans les années 1980 pour faire face à l’enfoncement du lit du Drac et remédier aux importants glissements de terrain sur la Fare en Champsaur et Saint Bonnet en Champsaur.

La réfection de ces deux seuils a plusieurs objectifs :

  • Conforter l’ouvrage existant pour stabiliser le lit du Drac ;
  • Assurer la franchissabilité de ces ouvrages par la truite fario en réalisant une passe à poissons et lui permettre d’atteindre les zones de reproduction (frayères) situées à l’amont ;
  • Développer la pratique des sports d’eau vive en construisant une passe à canoës-kayaks pour leur assurer le franchissement de l’ouvrage.

Ce projet s’inscrit dans la continuité des travaux de restauration du lit du Drac.

Les communes de Saint-Bonnet-en-Champsaur et de La-Fare-en-Champsaur avec l’assistance technique de la CLEDA portent ce projet.

Coût du projet : 980 000 € HT - Mode de financement : 80 % Agence de l’Eau RMC + 20 % Communes de Saint-Bonnet-en-Champsaur et La-Fare-en-Champsaur.

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