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Entretien de cours d'eau GEMAPI

Entretien des cours d’eau – campagne 2021

Site n°1 – Restauration du profil objectif du Drac Noir à Orcières

Les travaux de remodelage et de reprofilage du lit ont permis d’optimiser le fonctionnement hydromorphologique du Drac noir.

Ces travaux ont consisté au rétablissement de niveaux altimétriques satisfaisants du lit, conformes au profil « objectifs » du cours d’eau définis au plan de gestion d’entretien des cours d’eau.

D’autre par le remodelage de la bande active a été réalisé afin d’optimiser le transit sédimentaire de l’amont vers l’aval du pont de la base de loisirs d’Orcières.

Enfin, une partie des matériaux extraits ont été mis à profit pour restaurer le matelas alluvial du Drac au droit du plan d’eau du Champsaur (cf. site n°2 en suivant).

Mouvement et destination des matériaux alluvionnaires du Drac Noir :

  • Remodelage-reprofilage du lit in situ : 2 500 m3
  • Extraction des matériaux pour recharge sédimentaire du Drac (secteur du plan d’eau du Champsaur) :  2 762 m3
  • Extraction des matériaux excédentaires vers site autorisé de traitement et de valorisation des matériaux : 10 538 m3
Secteur restauré – avant et après travaux

Site n°2 – Restauration du profil objectif du Drac à St-Julien-en-Champsaur

Ces travaux ont consisté au remblaiement (recharge sédimentaire) du lit incisé du Drac au niveau du plan d’eau du Champsaur et à redynamiser la bande active délaissée et en cours de végétalisation.

Les travaux de remblaiement ont été conduits de sorte à privilégier la mise en œuvre de matériaux grossiers en surface permettant une plus grande stabilité de la recharge sédimentaire et constituant des habitats aquatiques diversifiés.

Ces travaux de restauration du profil objectif du Drac ont permis de reconstituer le matelas alluvial, d’éviter une chenalisation excessive du lit du cours d’eau sources d’érosion (notamment en raison de la proximité du substratum argileux) et d’appauvrissement du milieu aquatique.

Ces travaux ont notamment nécessité la réalisation d’une pêche électrique de sauvetage des poissons. 

Volume de matériaux alluvionnaires mis à profit de la restauration du profil objectif du Drac :

– Volume d’apport en matériaux en provenance du Drac Noir (site n°1) : 2 762 m3

– Volume d’apport en matériaux issu du remodelage in situ de la bande active : 2 250 m3

Secteur restauré – comparaison avant et après travaux

Site n°3 – Restauration du profil objectif de la Séveraisse à La Chapelle en Valgaudemar

Ces travaux de restauration ont permis de rétablir des niveaux altimétriques satisfaisants au lit de la Séveraisse conforme au profil en long et aux profils en travers objectifs du cours d’eau définis au plan de gestion et d’entretien des cours d’eau.

La suppression d’un verrou végétalisé en rive droite (surface de 2100 m2) et le remodelage du lit au droit de ce verrou permet d’instaurer une configuration du lit dorénavant nettement plus favorable au transit naturel des alluvions de la Séveraisse.

Ces travaux de restauration du profil objectif de la Séveraisse ont également permis de rétablir l’espace de bon fonctionnement du cours d’eau par le déplacement de la piste de ski de fond en dehors du lit de la Séveraisse. A cette occasion l’adoux rive droite a été restauré et 3 passages busés implantés sur son cours ont été supprimés.

Ces travaux ont notamment nécessité la réalisation de deux pêches électriques de sauvetage des poissons sur la Séveraisse ainsi que sur l’adoux rive droite.

Mouvement et destination des matériaux alluvionnaires de la Séveraisse :

– Terrassement de la piste de ski de fond en dehors de la bande active : 1500 m3

– Terrassement pour la restauration de l’adoux rive droite : 500 m3

– Extraction des matériaux excédentaires vers site autorisé de traitement et de valorisation des matériaux : 7 501 m3

Secteur restauré après travaux

Site n°4 – Restauration de la confluence du torrent du Séchier

Les travaux ont permis de rétablir des conditions propices au transit sédimentaire des matériaux charriés par le torrent du Séchier au niveau de sa confluence avec la Séveraisse.

Ils ont consisté au déboisement et à la scarification du cône de déjection (très obstrué par la végétation) du torrent du Séchier sur une surface de l’ordre de 8000 m2.

Ces travaux ont été conduits dans le souci de favoriser une reconnexion des flux et des masses sédimentaires du torrent du Séchier avec la Séveraisse mais également de reconnecter les milieux aquatiques de la partie terminale de torrent avec la Séveraisse.

Secteur restauré – comparaison avant et après travaux